1 million de kilomètres avec un 1.2 PureTech : Comment ce néerlandais l’a fait ?

Un néerlandais, Wiel Willems, de Mill aux Pays-Bas, possesseur d’une C1 équipée du 1.2 PureTech, parcourt 100 000 à 110 000 km annuels depuis 2015 avec remplacement préventif du moteur à 500 000 km en 2020. Entretien strict avec huile tous les 10-15 000 km maximum et révisions respectées.

La C1 achetée 13 000 euros roule majoritairement sur autoroute visitant concessionnaires Citroën des Pays-Bas, Belgique, Luxembourg et nord France. Compteur limité à 999 999 km repassé à zéro.

Le 1.2 PureTech, trois-cylindres essence turbo ou atmosphérique équipant des millions de Peugeot, Citroën, Opel et DS depuis 2012, connaît une réputation difficile concernant la courroie de distribution humide se désagrégeant, la consommation d’huile excessive et des pannes prématurées autour de 80-150 000 kilomètres. Des actions collectives sont en cours contre Stellantis.

Pourtant, une histoire venue des Pays-Bas modifie cette perception : un retraité de 89 ans a franchi le cap du million de kilomètres au volant de sa Citroën C1 1.2 PureTech 82 chevaux de 2015, soit 1 000 000 kilomètres en neuf ans.

Wiel Willems parcourant 110 000 km annuels

Wiel Willems, originaire de Mill aux Pays-Bas, a acheté sa C1 neuve en janvier 2015 pour environ 13 000 euros. Passionné de Citroën depuis 72 ans, il s’est lancé un défi personnel : rouler énormément pour démontrer qu’une voiture peut durer longtemps avec un entretien rigoureux.

Son programme consiste à visiter chaque année les concessions Citroën des Pays-Bas, Belgique, Luxembourg et nord de la France, traversant les frontières régulièrement. Résultat : environ 100 000 à 110 000 kilomètres par an en moyenne, rythme élevé pour une citadine de segment A.

En octobre 2024, le compteur a dépassé le million. Le bloc compteur limité à 999 999 kilomètres a recommencé à zéro. La petite C1 grise, jumelle des Peugeot 108 et Toyota Aygo de l’époque, n’affiche aucune panne majeure visible. Wiel roule encore quotidiennement et à 89 ans vise désormais les deux millions de kilomètres.

Remplacement du moteur à 500 000 km

La voiture roule aujourd’hui avec son deuxième moteur. Le bloc d’origine a été remplacé vers les 500 000 kilomètres en 2020. Pas à cause d’une panne catastrophique comme une courroie défaillante ou un piston endommagé, mais par précaution pour assurer la continuité du projet. Wiel a préféré changer le moteur avant qu’un problème ne survienne.

Même avec ce changement à mi-parcours, les chiffres restent impressionnants : 500 000 kilomètres pour le premier PureTech 1.2 atmosphérique de première génération, le plus critiqué avec sa courroie humide sensible. Le deuxième bloc a déjà accumulé les 500 000 kilomètres restants sans difficulté, démontrant qu’avec un entretien approprié, ce moteur peut atteindre des kilométrages élevés.

Entretien rigoureux déterminant

Wiel applique un respect strict des intervalles constructeur avec huile changée tous les 10-15 000 kilomètres maximum, courroie changée à temps, filtres remplacés régulièrement et contrôles fréquents. Il n’a jamais sauté une révision, surveille les niveaux attentivement et roule beaucoup sur autoroute, ce qui aide à maintenir le moteur à température optimale et à limiter l’encrassement.

Résultat : pas de consommation d’huile excessive, pas de codes erreur permanents et une mécanique fonctionnant correctement malgré les kilomètres accumulés.

Ce cas extrême montre que la fiabilité du 1.2 PureTech dépend autant voire davantage de l’usage et de l’entretien que de la conception initiale. Les versions turbo récentes depuis 2018-2020 ont corrigé plusieurs défauts avec courroie renforcée et huile mieux adaptée, mais même la première génération peut tenir avec un entretien approprié.

Contexte des problèmes PureTech

Dans un contexte où Stellantis fait face à des plaintes collectives concernant la fiabilité du moteur PureTech, cette histoire représente un contre-exemple. Elle rappelle que l’entretien reste le meilleur garant de longévité. D’autres propriétaires rapportent 300-400 000 kilomètres sans problème majeur sur des 208, C3 ou 308 bien entretenues.

Pour l’industrie automobile, cela rappelle que les petites citadines essence conservent leur pertinence, notamment avec les zones à faibles émissions tolérant mieux l’essence que le diesel.

À 89 ans, Wiel Willems continue de conduire sa C1 quotidiennement. Son message est clair : « J’ai acheté cette voiture pour rouler beaucoup et prouver qu’avec un bon entretien, une auto peut durer très longtemps. »

Cette histoire illustre l’importance de l’entretien régulier pour la longévité mécanique, même sur des moteurs ayant rencontré des problèmes de fiabilité documentés sur d’autres véhicules du parc. Le cas de Wiel Willems reste néanmoins exceptionnel et ne remet pas en cause les difficultés rencontrées par de nombreux propriétaires de véhicules équipés du 1.2 PureTech ayant connu des défaillances prématurées dans des conditions d’utilisation normales.

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Faris Bouchaala
Faris Bouchaala
Faris Bouchaala est Directeur de publication et Rédacteur en chef de MotorsActu, média automobile français fondé en 2018. Journaliste automobile depuis plus de 14 ans, il couvre l’actualité automobile française et européenne, avec un focus sur les essais, les nouveautés constructeurs, l’électrification et les technologies embarquées.

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